Beat Huesler Oppenheim Architecture

Portrait

Beat Huesler

Beat Huesler et Chad Oppenheim se connaissent depuis l’époque de leurs études à l’Université Cornell de New York, où M. Huesler a décroché sa licence et son master en architecture.

Architecte agréé, Beat Huesler possède plus de 26 années d’expérience professionnelle, glanée dans des sociétés à New York et Bâle, en Suisse. En 1996, il a fondé Huesler Architekten à Muttenz, également en Suisse. Sa maîtrise des interventions modernes et délicates sur des structures historiques lui a valu le prix Gutes Bauen dans les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne en 2002.

En sa qualité de directeur d’Oppenheim Architecture + Design Europe, M. Huesler a coordonné les projets d’Oppenheim, parmi lesquels le Kempinksi Lavender Bay Resort en Grèce, le plan directeur de restauration de la brique pour Allschwil, en Suisse, et le siège d’Enea à Rapperswil-Jona, toujours en Suisse, qui a déjà reçu trois prestigieux prix de design.

Élargissant le domaine de ses compétences architecturales, Beat Huesler s’engage dans des activités civiles comme architecte consultant pour la Commission suisse des centres-villes historiques. Il est également président de la Chambre de commerce de Muttenz et président fondateur du Conseil des affaires économiques de Muttenz.

Pour en savoir plus sur Oppenheim Architecture

Beat Huesler revient sur sa collaboration avec Geberit lors de la construction de l’Ayla Golf Club en Jordanie :

Interview de Beat Huesler

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Un point d’ancrage pour les évolutions à venir

Les bâtiments conçus par Oppenheim Architecture sont à la fois authentiques et sobres. Dans le cas de l’Ayla Golf Club, c’est encore plus impressionnant si l’on songe au fait que cette parcelle de terrain était une zone interdite pendant le conflit israélo-jordanien. Après le cessez-le-feu, aucune construction n’a été possible sur ce terrain pendant de nombreuses années. Ce n’est que maintenant que l’immense potentiel du site sur le golfe d’Aqaba est pleinement exploité.

Beat Huesler, en votre qualité d’associé, vous dirigez le bureau suisse d’Oppenheim Architecture, dont les racines se trouvent aux États-Unis. Comment cette coopération transatlantique fonctionne-t-elle ?
Nous avons toute une série de différents points focaux géographiques, mais il existe toujours un point de contact lors de la phase de conception. Nos plans possèdent un style unique, fruit de notre association, qui combine la légèreté américaine et la rationalité suisse.

Dans quelle mesure ce style unique est-il visible dans le projet d’Aqaba ?
L’Ayla Oasis est un exemple parfait de notre volonté de faire cohabiter le bâti et la nature. Le site a été malmené pendant les années de conflit pour laisser une terre stérile. Nous nous sommes demandé comment l’architecture pouvait apporter une réponse dans un cadre aussi difficile.

Quelles conclusions avez-vous pu en tirer ?
Le projet devait être un point d’ancrage pour les évolutions à venir dans l’infrastructure touristique, mais sans utiliser une architecture trop sensationnaliste. Les bâtiments sont emblématiques sans être tape-à-l’œil ou criards. Nous utilisons pour cela le terme « monumentalité silencieuse ». On ne la remarque pas nécessairement de loin, mais plus on s’approche, plus cela devient évident.

Il s’agit du premier projet réalisé par Oppenheim en Jordanie. Comment vous êtes-vous familiarisé avec les conditions sur site et êtes-vous parvenu à utiliser les ressources locales ?
Les matériaux et les compétences disponibles sur site déterminent le niveau de durabilité d’un projet. Dans le cas d’Aqaba, alors que l’éventail de techniques artisanales était limité, il existait un immense désir d’apprendre de nouvelles choses. Le façonnage manuel des matières premières minérales locales est également très apprécié. Il a été possible d’associer cela à notre concept de monumentalité silencieuse. Les minéraux ont été mélangés au béton projeté. Certains espaces rappellent maintenant une église italienne du XVIe siècle et ses pigments muraux appliqués en plusieurs couches.

La rugosité certaine qui caractérise le bâtiment résulte-t-elle de cette approche ?
Plusieurs choses sont en fait le résultat de restrictions pratiques. Toutefois, nos plans nous ont permis de remédier à ces imprécisions, et donnent au bâtiment son aspect organique.

Pourquoi avoir choisi la technique d’installation et de rinçage Geberit ?
Dans ce projet, la consultation avec les planificateurs techniques sur site n’a pas toujours été aisée. Cependant, une fois que Geberit y a été associée, nous savions que nous étions sur la bonne voie et que nous pouvions entièrement compter sur l’équipe Geberit pour les appareils et la technologie sanitaires. Comme il existait de nombreuses incertitudes dans le cadre de ce projet, cette étape a été un véritable soulagement pour nous.

Interview de Beat Huesler

« Nos plans nous ont permis de remédier aux imprécisions, et donnent au bâtiment son aspect organique. » Beat Huesler, Oppenheim Architecture

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